Le réveil est plutôt difficile après une courte nuit de sommeil. Le groupe se rend, ce matin, au temple Ginkakuji. Je suis complètement éblouie par la beauté de l’endroit. La lumière du matin se reflète par endroits sur la mousse veloutée et humide à travers les arbres. Des reflets dorés viennent sublimer ce vaste tapis verdoyant. Je n’arrive pas à croire que j’appartiens à ce monde digne d’un vrai conte de fées. Les branches tordues des arbres à l’aspect torturé créent un contraste fascinant à travers cette perfection dans une nature extrêmement contrôlée. Les hautes montagnes feuillues ont l’effet d’une caresse sur mon esprit souvent trop agité.
L’autre moment clé de la journée constitue en la visite chez la maiko. La maiko est une apprentie geisha. Le terme utilisé au Japon est plutôt « geiko » en raison de la connotation péjorative et sexuelle du mot « geisha ». La jeune femme pratique donc de nombreuses formes d’arts japonais dans l’intention de devenir une hôtesse raffinée auprès des clients aisés. Je reste admirative devant cette jeune femme de vocation d’à peine dix-neuf ans qui suit sa formation depuis l’âge de quinze ans. Je deviens immédiatement verte de jalousie devant cette beauté pure et sereine qui semble, malgré son jeune âge, emplie de sagesse. Son visage immaculé d’une lisse poudre lui confère une attitude paradoxalement très froide et envoûtante. Cette maiko, qui dévoue sa vie pour son art, nous exécute, à la fin de la rencontre, une danse inspirée du théâtre nô (un théâtre de geste, de facture traditionnelle et folklorique et caractérisé par des costumes flamboyants.) Ses gestes délicats et précis sont observés et suivis par mes grands yeux écarquillés. Les pans soyeux de son kimono fleuris ondulent légèrement à chacun de ses grands gestes fluides.
La journée se termine autour d’un bar à sushis dont les nombreux plats défilent devant nous sur un tapis roulant. Nous partageons le repas en riant, autour de sashimis et d’un très mauvais vin.
PAR ÉLISE PROVENCHER
Présentation du blogue
Onze finissants d’Arts et Lettres accompagnés de deux enseignants, Christian Braën et Guy Bourbonnais, suivront les traces de Haruki Murakami, auteur à l’étude sur lequel ils se sont penchés avec ardeur, au Japon. Suivez-les à travers leurs textes, témoignages de découvertes, d’éblouissement et d’éveil. Ce voyage est pour eux l’occasion de se plonger concrètement dans l’univers ambivalent et onirique de Murakami.
mardi 7 juin 2011
Les Dessous du Japon: les toilettes
Toilettes des femmes, Tokyo Central youth hostel, Tokyo, 2 juin. 20h10.
Rarement les toilettes n’auront été autant au service de leurs utilisateurs ! On peut le dire, nos toilettes sont beaucoup moins performantes. À Tokyo, les toilettes Toto sont multifonctionnelles, offrant diverses options : siège chauffant, bidet optionnel, température de l’eau ajustable, musique « flushing sound » pour les plus timides, désodorisant puissant, intensité du « flushage » réglable, etc. Tout est conçu pour assurer le confort de notre postérieur et le bon déroulement de la procédure d’évacuation.
Notre Hypothèse : Les Japonais accordent une importance spéciale à leur hygiène digestive et puisqu’ils sont de nature réservée, ils ont besoin de détente pour s’adonner à la satisfaction des besoins naturels.
Nos preuves : Le papier hygiénique délicat et les portes des cabines gigantesques.
Bien que pouvant sembler superflues, ces options sont toutefois rapidement appréciées et nous ne verrions aucun inconvénient à importer ce modèle de toilettes chez nous.
PAR MYRIAM-SOPHIE ET CATHERINE
Rarement les toilettes n’auront été autant au service de leurs utilisateurs ! On peut le dire, nos toilettes sont beaucoup moins performantes. À Tokyo, les toilettes Toto sont multifonctionnelles, offrant diverses options : siège chauffant, bidet optionnel, température de l’eau ajustable, musique « flushing sound » pour les plus timides, désodorisant puissant, intensité du « flushage » réglable, etc. Tout est conçu pour assurer le confort de notre postérieur et le bon déroulement de la procédure d’évacuation.
Notre Hypothèse : Les Japonais accordent une importance spéciale à leur hygiène digestive et puisqu’ils sont de nature réservée, ils ont besoin de détente pour s’adonner à la satisfaction des besoins naturels.
Nos preuves : Le papier hygiénique délicat et les portes des cabines gigantesques.
Bien que pouvant sembler superflues, ces options sont toutefois rapidement appréciées et nous ne verrions aucun inconvénient à importer ce modèle de toilettes chez nous.
PAR MYRIAM-SOPHIE ET CATHERINE
lundi 6 juin 2011
Chronique gastronomique
Après avoir visité un temple en or, quoi de mieux qu'une bonne soupe de udon! Nous sommes allés manger dans un petit restaurant qui m'a semblé très connu ici, à Kyoto, car il figure dans deux revues japonaises et plusieurs clients auraient aimé venir y manger si nous n’avions pas occupé toute la place.
La serveuse (surement l'unique sur les lieux) qui nous a servi, et qui devait être la propriétaire, était une gentille vieille petite dame très en forme. Elle semblait heureuse d'avoir des clients occidentaux. La place nous donnait l’impression de nous trouver carrément chez elle, dans sa demeure, ce qui créait une belle atmosphère.
Le plat principal de la place était une soupe- repas aux pâtes de udon. Deux choix de soupes étaient offerts : celle avec du tofu ou celles avec toutes sortes d’ingrédients. Les nouilles étaient parfaitement cuites, le bouillon avait un petit gout sucré agréable.
J’ai choisi celle au tofu et bien apprécié la façon avec laquelle il avait été frit. Peut-être aurais-je apprécié qu'il y en ait plus en rapport aux nouille, mais non, la soupe était excellente. Le goût était bien ajusté.
Il y a longtemps que ces restaurateurs cuisinent ce repas, et leurs clients semblent fidèles à l'endroit. J'ai bien aimé l'expérience.
XXX
PAR JADE ST-ARNAUD
La serveuse (surement l'unique sur les lieux) qui nous a servi, et qui devait être la propriétaire, était une gentille vieille petite dame très en forme. Elle semblait heureuse d'avoir des clients occidentaux. La place nous donnait l’impression de nous trouver carrément chez elle, dans sa demeure, ce qui créait une belle atmosphère.
Le plat principal de la place était une soupe- repas aux pâtes de udon. Deux choix de soupes étaient offerts : celle avec du tofu ou celles avec toutes sortes d’ingrédients. Les nouilles étaient parfaitement cuites, le bouillon avait un petit gout sucré agréable.
J’ai choisi celle au tofu et bien apprécié la façon avec laquelle il avait été frit. Peut-être aurais-je apprécié qu'il y en ait plus en rapport aux nouille, mais non, la soupe était excellente. Le goût était bien ajusté.
Il y a longtemps que ces restaurateurs cuisinent ce repas, et leurs clients semblent fidèles à l'endroit. J'ai bien aimé l'expérience.
XXX
PAR JADE ST-ARNAUD
Contemplation du Rokuon-Ji temple
4 juin (journée de déplacement)
Nous sommes arrivés depuis seulement quelques heures à Kyoto, la fatigue prend le dessus sur nos esprits, depuis que nous avons vu les futons sur lesquels nous tomberons dans les bras de Morphée, seulement quelques heures plus tard. Un souper sensationnel nous attendait. Même si je ne suis pas grande amateure de porc, celui qu’on nous a servi était sensationnel! Panné et d’une cuisson exquise, il était renversant. Malgré cette bonne nourriture, le sommeil m’a rattrapé d’un coup, dès le moment où ma tête a touché l’oreiller.
5 juin, première journée à Kyoto
Notre première journée dans cette ville commence avec un temps humide et chaud. Marchant d’un bon pas, nous nous dirigeons vers l’arrêt d’autobus, qui nous amènera vers le Pavillon d’or, ou plus communément appelé le Rokuon-Ji Temple, en japonais. C’était le premier temple que nous allions visiter. Le pavillon d’or est cet endroit où l’on se retrouve émerveillé, autant devant la splendeur tranditionnelle que par l’atmosphère de l'endroit. J’aurais voulu que ce soit chez moi. Dans la nature, à travers quelques bois, nous pouvons apercevoir quelques parcelles de ce temple, mais des arbres on été placés de sorte que nous ne puissions le voir au complet. Un suspense de forme dans nos esprits; on progresse avec l’envie de le voir toujours un peu plus. Nous arrivons finalement, face à lui, et pouvons le contempler dans toute sa splendeur. Séparé de nous par un lac, il nous est inaccessible, mais c’est cette inaccessibilité, qui le rend encore plus magnifique. Temple bouddhiste, il a, à plusieurs reprises, été incendié, par certaines personnes trouvaient sa beauté d’une trop grande envergure.
Les trois étages de ce temple, ont été conçus à trois époques différentes, ce qui en fait un temple architecturalement chargé d’histoire. Le premier étage a été fait dans le style des palais de l’époque Heian; le deuxième a le style des maisons des samouraïs; et le troisième se rapporte à l’époque des temples Zen.
Le temple était au départ la maison d’un aristocrate. C’est par la suite qu’il est devenu ce qu’il a été pendant de nombreuses années, avant d’être relégué au rang d’attrait touristique pour les nombreux voyageurs qui ont foulé les chemins entourant ce temple. Une forêt abrie les lieux de sa beauté; toutes les pierres sont placées de belle façon. Moi j’ai envie de m’y établir, d’y vivre, ou d’y rester un moment pour atteindre le calme et la splendeur; pour m’asseoir et contempler la nature, tout en écoutant le silence, brisé par le chant des oiseaux.
Pendant cette journée, nous sommes aussi allés visiter le Ryoanji temple, un temple avec un jardin de pierre, mais celui-ci ne ma pas autant parlé et touchée, comme l’a fait le Rokuon-Ji temple.
PAR SARAH-KIM BOUDREAULT
Nous sommes arrivés depuis seulement quelques heures à Kyoto, la fatigue prend le dessus sur nos esprits, depuis que nous avons vu les futons sur lesquels nous tomberons dans les bras de Morphée, seulement quelques heures plus tard. Un souper sensationnel nous attendait. Même si je ne suis pas grande amateure de porc, celui qu’on nous a servi était sensationnel! Panné et d’une cuisson exquise, il était renversant. Malgré cette bonne nourriture, le sommeil m’a rattrapé d’un coup, dès le moment où ma tête a touché l’oreiller.
5 juin, première journée à Kyoto
Notre première journée dans cette ville commence avec un temps humide et chaud. Marchant d’un bon pas, nous nous dirigeons vers l’arrêt d’autobus, qui nous amènera vers le Pavillon d’or, ou plus communément appelé le Rokuon-Ji Temple, en japonais. C’était le premier temple que nous allions visiter. Le pavillon d’or est cet endroit où l’on se retrouve émerveillé, autant devant la splendeur tranditionnelle que par l’atmosphère de l'endroit. J’aurais voulu que ce soit chez moi. Dans la nature, à travers quelques bois, nous pouvons apercevoir quelques parcelles de ce temple, mais des arbres on été placés de sorte que nous ne puissions le voir au complet. Un suspense de forme dans nos esprits; on progresse avec l’envie de le voir toujours un peu plus. Nous arrivons finalement, face à lui, et pouvons le contempler dans toute sa splendeur. Séparé de nous par un lac, il nous est inaccessible, mais c’est cette inaccessibilité, qui le rend encore plus magnifique. Temple bouddhiste, il a, à plusieurs reprises, été incendié, par certaines personnes trouvaient sa beauté d’une trop grande envergure.
Les trois étages de ce temple, ont été conçus à trois époques différentes, ce qui en fait un temple architecturalement chargé d’histoire. Le premier étage a été fait dans le style des palais de l’époque Heian; le deuxième a le style des maisons des samouraïs; et le troisième se rapporte à l’époque des temples Zen.
Le temple était au départ la maison d’un aristocrate. C’est par la suite qu’il est devenu ce qu’il a été pendant de nombreuses années, avant d’être relégué au rang d’attrait touristique pour les nombreux voyageurs qui ont foulé les chemins entourant ce temple. Une forêt abrie les lieux de sa beauté; toutes les pierres sont placées de belle façon. Moi j’ai envie de m’y établir, d’y vivre, ou d’y rester un moment pour atteindre le calme et la splendeur; pour m’asseoir et contempler la nature, tout en écoutant le silence, brisé par le chant des oiseaux.
Pendant cette journée, nous sommes aussi allés visiter le Ryoanji temple, un temple avec un jardin de pierre, mais celui-ci ne ma pas autant parlé et touchée, comme l’a fait le Rokuon-Ji temple.
PAR SARAH-KIM BOUDREAULT
La nature est un temple
Moi qui pensais préférer Tokyo à Kyoto, me voilà foudroyée par la beauté de cette dernière. En entrant dans la ville, l’autobus traverse un boulevard animé comparable à la promenade de la rue St-Hubert. À moins de dix minutes de là se trouve notre auberge qui consiste en une maison traditionnelle japonaise. Un petit ruisseau se faufile timidement au travers de la rue paisible. Des herbes folles viennent doucement caresser le rivage de ce mignon cours d’eau bordé de feuillus saules pleureurs. Alors que je me trouvais au cœur d’une grande ville animée il y a quelques minutes, je suis soudainement devant une maison typique du Japon qui aurait pu se retrouver sur le chemin d’une petite campagne pittoresque.
Au sujet des contradictions d’ailleurs, tout le groupe a eu l’occasion de faire la visite de deux temples au cours de la journée. Rien à voir avec Tokyo et ses buildings, aux affiches criardes, qui cherchent à percer les nuages. Ici, j’assiste à un retour des traditions lorsque je croise des dames vêtues de sublimes kimonos sur mon chemin vers le temple et le jardin zen.
Premier arrêt : le Pavillon d’Or. Une rangée d’arbres bien touffus me cache la vue du temple bouddhiste à l’entrée du sanctuaire. En avançant sur un sentier de pierre, je perçois la merveille qui finit par se révéler timidement à moi. La voilà enfin, brillant de mille feux par sa laque dorée dont elle est enduite. Le pavillon est entouré d’un lac calme où fleurissent des nénuphars. Les pétales rosés se balancent délicatement au passage des carpes sacrées qui agitent leurs babines au-dessus de l’eau.
Second arrêt : le jardin de pierres zen. Ce dernier est composé d’îlots qui comptent un total de quinze rochers baignant dans une étendue de gravier parfaitement ratissée. Cette simplicité m’emplit d’un certain calme après les journées chargées que je viens de passer. Ici, la nature cherche à recréer un microcosme. La nature est ainsi reproduite par… la nature. Les rochers habillés de mousse semblent être de véritables îles flottant au cœur d’une mer dessinée par les stries ondulées du râteau à travers le gravier. Par ailleurs, même si l’on compte quinze roches, il n’est possible que d’en voir quatorze à la fois. Peu importe l’angle où je me place, l’une d’elle échappe constamment à mon regard. Cette disposition calculée pourrait bien refléter l’esprit méthodique et affuté des Japonais. La pierre invisible semble être, pour plusieurs, la métaphore des sens humains faibles et réduits. La vue ne nous permet pas de percevoir toute la réalité qui nous entoure. Une partie de celle-ci nous échappe; nous n’avons que très peu conscience de l’ensemble des phénomènes qui nous entourent réellement.
Je quitte ainsi ce lieu d’une simplicité magnifique en me faisant demander pour la cinquième fois de la journée de prendre une photo avec un groupe de jeunes lycéennes. Je me sens soudainement comme une étrange curiosité…
PAR ÉLISE PROVENCHER
Au sujet des contradictions d’ailleurs, tout le groupe a eu l’occasion de faire la visite de deux temples au cours de la journée. Rien à voir avec Tokyo et ses buildings, aux affiches criardes, qui cherchent à percer les nuages. Ici, j’assiste à un retour des traditions lorsque je croise des dames vêtues de sublimes kimonos sur mon chemin vers le temple et le jardin zen.
Premier arrêt : le Pavillon d’Or. Une rangée d’arbres bien touffus me cache la vue du temple bouddhiste à l’entrée du sanctuaire. En avançant sur un sentier de pierre, je perçois la merveille qui finit par se révéler timidement à moi. La voilà enfin, brillant de mille feux par sa laque dorée dont elle est enduite. Le pavillon est entouré d’un lac calme où fleurissent des nénuphars. Les pétales rosés se balancent délicatement au passage des carpes sacrées qui agitent leurs babines au-dessus de l’eau.
Second arrêt : le jardin de pierres zen. Ce dernier est composé d’îlots qui comptent un total de quinze rochers baignant dans une étendue de gravier parfaitement ratissée. Cette simplicité m’emplit d’un certain calme après les journées chargées que je viens de passer. Ici, la nature cherche à recréer un microcosme. La nature est ainsi reproduite par… la nature. Les rochers habillés de mousse semblent être de véritables îles flottant au cœur d’une mer dessinée par les stries ondulées du râteau à travers le gravier. Par ailleurs, même si l’on compte quinze roches, il n’est possible que d’en voir quatorze à la fois. Peu importe l’angle où je me place, l’une d’elle échappe constamment à mon regard. Cette disposition calculée pourrait bien refléter l’esprit méthodique et affuté des Japonais. La pierre invisible semble être, pour plusieurs, la métaphore des sens humains faibles et réduits. La vue ne nous permet pas de percevoir toute la réalité qui nous entoure. Une partie de celle-ci nous échappe; nous n’avons que très peu conscience de l’ensemble des phénomènes qui nous entourent réellement.
Je quitte ainsi ce lieu d’une simplicité magnifique en me faisant demander pour la cinquième fois de la journée de prendre une photo avec un groupe de jeunes lycéennes. Je me sens soudainement comme une étrange curiosité…
PAR ÉLISE PROVENCHER
Les Dessous du Japon: Les policiers
Aéroport de Narita. 2 juin. 17h37, heure du Japon.
Dès nos premiers instants en terre étrangère nous avons été soumises au système de sécurité exceptionnel des Japonais. Vérification et tamponnage des visas, prise de photos, d’empreintes digitales… L’accueil a pris une toute autre couleur lors de notre rencontre fortuite avec des policiers, qui faisaient une vérification aléatoire des passeports. À notre évidente surprise, les policiers se sont avérés sympathiques, affables, gentils, souriants, hospitaliers, amicaux, respectueux, joviaux, humbles, agréables, courtois, accueillants, avenants, etc. Nous sommes bien loin de notre Québec natal.
Pourquoi leur comportement diffère-t-il autant de celui de nos « agents de la paix » ? Nous nous sommes posé la question.
Notre hypothèse : Étant de nature réservée, ils ont opté pour une approche positive à l’égard de touristes.
Le verdict : Nous avons recueilli un témoignage d’un individu du nom de M. B qui nous a affirmé connaître la raison de ce comportement : «On sent, chez les travailleurs des services publics, qu’il y a une conscience d’être redevables aux contribuables. Le service est toujours souriant et efficace.».
Il nous semble que cette conscience ne soit pas aussi fervente au Québec.
PAR MYRIAM-SOPHIE ET CATHERINE
Dès nos premiers instants en terre étrangère nous avons été soumises au système de sécurité exceptionnel des Japonais. Vérification et tamponnage des visas, prise de photos, d’empreintes digitales… L’accueil a pris une toute autre couleur lors de notre rencontre fortuite avec des policiers, qui faisaient une vérification aléatoire des passeports. À notre évidente surprise, les policiers se sont avérés sympathiques, affables, gentils, souriants, hospitaliers, amicaux, respectueux, joviaux, humbles, agréables, courtois, accueillants, avenants, etc. Nous sommes bien loin de notre Québec natal.
Pourquoi leur comportement diffère-t-il autant de celui de nos « agents de la paix » ? Nous nous sommes posé la question.
Notre hypothèse : Étant de nature réservée, ils ont opté pour une approche positive à l’égard de touristes.
Le verdict : Nous avons recueilli un témoignage d’un individu du nom de M. B qui nous a affirmé connaître la raison de ce comportement : «On sent, chez les travailleurs des services publics, qu’il y a une conscience d’être redevables aux contribuables. Le service est toujours souriant et efficace.».
Il nous semble que cette conscience ne soit pas aussi fervente au Québec.
PAR MYRIAM-SOPHIE ET CATHERINE
Présentation de Myriam-Sophie Deslauriers
Les arts et la culture en général ont toujours, il me semble, constitué un besoin, que dis-je, une nécessité liée au bon fonctionnement de mon système. Bien que ressentant un intérêt profond pour toutes les formes d’arts – arts visuels, littérature, musique – c’est le théâtre qui, dès l’enfance, m’a captivée au point de vouloir en faire un métier. Je demeure néanmoins on ne peut plus fascinée par la plupart des autres disciplines artistiques : j’ai tendance à démontrer un brin d’hystérie lorsqu’on mentionne devant moi la plupart des groupes de rock des années 1960 et 1970, en particulier les Beatles et tout ce qui se rattache aux Beatles, et ce, depuis un tout jeune âge. Je me dois également de mentionner, à titre d’hommage, mon amour profond, mais malheureusement à sens unique pour Marlon Brando, Brad Pitt et Robert Redford (et, par le fait même, pour la quasi-totalité de leur œuvre).
Je ne me rappelle pas d’avoir un jour ponctuellement développé un intérêt pour les voyages et les cultures étrangères, il me semble que c’est une passion que j’ai toujours eue. Peut-être est-ce ce besoin de m’évader -- que petite, j’assouvissais par le biais de la littérature alors que je rêvais d’accéder à la plateforme 9¾; ou que j’aurais tout donné pour voir la Bavière de ma bien-aimée Sissi; ou lorsque j’aspirais à me créer mon propre Club des cinq -- qui me pousse aujourd’hui à vouloir découvrir de nouvelles contrées. Depuis ma Gaspésie natale, j’ai eu la chance de parcourir bien des pays, mais je décerne à l’Asie une place toute particulière : cette culture, par sa différence, m’attire autant qu’elle m’effraie, et je remercie Christian Braën, Guy Bourbonnais ainsi que tous mes compagnons de voyage de bien vouloir partager cette expérience unique avec moi. Le Japon est un pays qui m’a été présenté par Murakami, et j’espère à mon tour, par le biais de ce blogue, pouvoir vous transmettre un peu l’essence de notre aventure et de ce pays.
Myriam-Sophie
Je ne me rappelle pas d’avoir un jour ponctuellement développé un intérêt pour les voyages et les cultures étrangères, il me semble que c’est une passion que j’ai toujours eue. Peut-être est-ce ce besoin de m’évader -- que petite, j’assouvissais par le biais de la littérature alors que je rêvais d’accéder à la plateforme 9¾; ou que j’aurais tout donné pour voir la Bavière de ma bien-aimée Sissi; ou lorsque j’aspirais à me créer mon propre Club des cinq -- qui me pousse aujourd’hui à vouloir découvrir de nouvelles contrées. Depuis ma Gaspésie natale, j’ai eu la chance de parcourir bien des pays, mais je décerne à l’Asie une place toute particulière : cette culture, par sa différence, m’attire autant qu’elle m’effraie, et je remercie Christian Braën, Guy Bourbonnais ainsi que tous mes compagnons de voyage de bien vouloir partager cette expérience unique avec moi. Le Japon est un pays qui m’a été présenté par Murakami, et j’espère à mon tour, par le biais de ce blogue, pouvoir vous transmettre un peu l’essence de notre aventure et de ce pays.
Myriam-Sophie
dimanche 5 juin 2011
Les Dessous du Japon: Myriam-Sophie et Catherine enquêtent
Tokyo, Japon. Heure indéfinie (décalage trop important).
Alors que nos bien aimés compagnons se contentent de découvrir le Japon d’un œil naïf, nous, jeunes professionnelles perspicaces et à l’affut, voulons percer les mystères du pays au soleil levant. Sous la couverture de touristes, il nous est plus facile d’étudier les particularités du Japon pour ensuite vous les dévoiler. Nous gardons l’œil ouvert.
Vous pourrez lire chaque jour nos notes d'enquête.
À votre service
Myriam-Sophie et Catherine
Alors que nos bien aimés compagnons se contentent de découvrir le Japon d’un œil naïf, nous, jeunes professionnelles perspicaces et à l’affut, voulons percer les mystères du pays au soleil levant. Sous la couverture de touristes, il nous est plus facile d’étudier les particularités du Japon pour ensuite vous les dévoiler. Nous gardons l’œil ouvert.
Vous pourrez lire chaque jour nos notes d'enquête.
À votre service
Myriam-Sophie et Catherine
De Tokyo à Kyoto
4 juin 2011 – 21h15 –
Lorsqu’on arrive au Japon, une chose en particulier est terriblement marquante : l’argent investi dans les transports en commun. Tout semble propre et technologique. À la gare, un grand de trains rapides parcourent le Japon en entier (ou presque). De plus, le système de fonctionnement des autobus est vraiment efficace : on y entre par en arrière et on paye en sortant. Ainsi, pas d’engorgement en avant du bus! MIRACLE. Disons que j’éviterai de mentionner à quoi ressemble notre système de transport en commun lorsque je discuterai avec des Japonais…
PAR LAURA PELLETIER
Lorsqu’on arrive au Japon, une chose en particulier est terriblement marquante : l’argent investi dans les transports en commun. Tout semble propre et technologique. À la gare, un grand de trains rapides parcourent le Japon en entier (ou presque). De plus, le système de fonctionnement des autobus est vraiment efficace : on y entre par en arrière et on paye en sortant. Ainsi, pas d’engorgement en avant du bus! MIRACLE. Disons que j’éviterai de mentionner à quoi ressemble notre système de transport en commun lorsque je discuterai avec des Japonais…
PAR LAURA PELLETIER
3 juin le soir - Promiscuité et pancakes
Le hautparleur du train bondé crache une mélodie légère et cocasse. Je suis littéralement prise en sardine entre deux inconnus. Malgré la masse de gens comprimés dans un endroit si restreint, un étrange calme règne dans tout le wagon. Je n’entends quasiment que les cliquetis du cellulaire de l’homme devant moi qui s’affaire à « texter » depuis au moins quinze minutes. Ce silence excessif me trouble d’abord et finit par m’apaiser. La notion de respect de l’autre me semble primordiale chez les Japonais.
Tous, écoliers comme travailleurs, se placent en ligne bien droite en attendant le train, scène de courtoisie sociale impensable à la station Berri-Uqam! Tout semble naturellement ordonné et pratique afin de faciliter les rapports entre tout un chacun. Malgré tout, je ressens une certaine froideur et un manque d’authenticité dans leur façon distante de communiquer. Ce comportement, qui leur confère parfois une attitude que l’on pourrait parfois qualifier de « coincée », est pourtant nécessaire dans un endroit où chaque personne n’a que la possibilité de vivre et d’agir dans un espace exigu. Occidentaux rustres et égocentriques s’abstenir.
Nous entrons à l’hôtel ce soir-là après l’heure du couvre-feu. Le réceptionniste vient nous chercher au pied de l’édifice et nous mène devant une petite porte dans un recoin de l’édifice. Près de notre groupe, deux jeunes hommes ivres se roulent littéralement sur l’asphalte tels deux vers de terre chassés de leur nid un jour de pluie. La bande pénètre, à la queue leu leu, dans un étroit et sombre escalier de service. Nous débouchons sur un long corridor exigu et tortueux. Une faible lueur se répercute dans l’ombre opaque qui s’écoule dans les recoins inquiétants du couloir. Ce lieu, accentué par l’effet de ma fatigue, me semble appartenir à un monde quelque peu irréaliste. Je m’y laisse guider aveuglément en tentant de lutter contre le sommeil à travers ce véritable dédale ténébreux.
« Cette situation te fait penser à quoi?, me demande Christian le lendemain.
-Hmm un film d’action? James Bond?
-Une autre idée?
-Bien sûr! Murakami! »
Je repense immédiatement au narrateur de la nouvelle « Le petit grèbe » du recueil Saules aveugles, femme endormie, coincé dans les confins d’un corridor infini et labyrinthique. Je revois également le personnage de Toru Okada, tiré du roman Chroniques de l’oiseau à ressort, poursuivant une quête onirique à travers les couloirs animés d’une force fantastique d’un hôtel de Tokyo. Cette situation, qui m’a d’abord parue banale, se révèle maintenant dans mes souvenirs comme singulière et énigmatique.
PAR ÉLISE PROVENCHER
Tous, écoliers comme travailleurs, se placent en ligne bien droite en attendant le train, scène de courtoisie sociale impensable à la station Berri-Uqam! Tout semble naturellement ordonné et pratique afin de faciliter les rapports entre tout un chacun. Malgré tout, je ressens une certaine froideur et un manque d’authenticité dans leur façon distante de communiquer. Ce comportement, qui leur confère parfois une attitude que l’on pourrait parfois qualifier de « coincée », est pourtant nécessaire dans un endroit où chaque personne n’a que la possibilité de vivre et d’agir dans un espace exigu. Occidentaux rustres et égocentriques s’abstenir.
Nous entrons à l’hôtel ce soir-là après l’heure du couvre-feu. Le réceptionniste vient nous chercher au pied de l’édifice et nous mène devant une petite porte dans un recoin de l’édifice. Près de notre groupe, deux jeunes hommes ivres se roulent littéralement sur l’asphalte tels deux vers de terre chassés de leur nid un jour de pluie. La bande pénètre, à la queue leu leu, dans un étroit et sombre escalier de service. Nous débouchons sur un long corridor exigu et tortueux. Une faible lueur se répercute dans l’ombre opaque qui s’écoule dans les recoins inquiétants du couloir. Ce lieu, accentué par l’effet de ma fatigue, me semble appartenir à un monde quelque peu irréaliste. Je m’y laisse guider aveuglément en tentant de lutter contre le sommeil à travers ce véritable dédale ténébreux.
« Cette situation te fait penser à quoi?, me demande Christian le lendemain.
-Hmm un film d’action? James Bond?
-Une autre idée?
-Bien sûr! Murakami! »
Je repense immédiatement au narrateur de la nouvelle « Le petit grèbe » du recueil Saules aveugles, femme endormie, coincé dans les confins d’un corridor infini et labyrinthique. Je revois également le personnage de Toru Okada, tiré du roman Chroniques de l’oiseau à ressort, poursuivant une quête onirique à travers les couloirs animés d’une force fantastique d’un hôtel de Tokyo. Cette situation, qui m’a d’abord parue banale, se révèle maintenant dans mes souvenirs comme singulière et énigmatique.
PAR ÉLISE PROVENCHER
Note aux lecteurs
Chers lecteurs,
Dans la colonne de droite, vous remarquerez un diaporama. Il est alimenté par les photos prises par les étudiants au cours de leur odyssée. Cet album sera mis à jour quotidiennement.
Si vous souhaitez voir l'intégralité des photos, il vous suffit de cliquer sur le diaporama.
Bonne lecture!
Dans la colonne de droite, vous remarquerez un diaporama. Il est alimenté par les photos prises par les étudiants au cours de leur odyssée. Cet album sera mis à jour quotidiennement.
Si vous souhaitez voir l'intégralité des photos, il vous suffit de cliquer sur le diaporama.
Bonne lecture!
samedi 4 juin 2011
Des voyageurs affamés de découvertes
On a cogné à notre porte, personne ne bouge : nous ne sommes pas encore remis de notre décalage. Ça recommence, je me lève et vais voir. Il est temps de se lever, un déjeuner nous attend à seulement quelques pas de notre chambre. Après avoir freiné notre fringale, nous sommes partis conquérir la ville de Tokyo, grande ville qui peut être comparée à la ville de la grosse pomme. De gros gratte-ciels imposent leur stature autour de nous, faisant de l’ombre à ceux qui tentent, pendant quelques minutes, de fuir cette sphère de feu, qui nous avait suivis.
Laissés libres, le temps que l’horloge n'entame un tour complet, nous avons pu nous promener dans une rue de Tokyo, où se trouvaient de nombreuses boutiques. Élise et moi avons trouvé très amusants les quelques articles d’un magasin, souvent très mignons ou encore très loufoques. Les peluches en forme de pointe de pizza côtoyaient les arachides. Une suce pour bébé, qui une fois à l’intérieur de la bouche, nous offrait une tout autre vue de cette bouche de gamin. Parfois elle avait l’allure d’un monstre, ou d’une bouche pulpeuse de jeune femme.
Au cours des quelques premières heures de notre périple en terre du pays du soleil levant, nous avons pu constater que les Japonais exhibaient quelques extravagance, tels que de petits objets accrochés aux téléphones, qui de différentes tailles et couleurs, attirent l’œil. Tout le monde en a au moins un, qui souvent prend la forme de petits toutous en forme d’ours.
Pour cette journée du 3 juin, la station Shinjuku a été notre point départ vers la découverte de cette ville immense, où il y a toujours des flots incessant de gens qui traversent les rues et des automobiles, toujours plus extravagantes les unes que les autres. Des taxis noirs, turquoise et jaunes s’imposent dans cet univers de carcasses métalliques.
Nous avons entrepris de découvrir cette ville remplie de monstres de béton, nous avons marché à travers différents artères de la ville, pour nous rendre compte que cette ville n’est pas si différente de celles que nous connaissons, à l’exception du fait que la plupart du temps, nous ne comprenons pas les indications; il est si rare de ne pas reconnaître les signes qui nous parlent dans une ville.
En fin d’après-midi, un petit café nous a accueillis, où nous sommes assis pour parler de tout et de rien. Cette scène m’a laissé croire que nous aurions pu être à Montréal, entre amis, pendant une belle journée ensoleillée.
Une deuxième journée passée dans ce pays, donc. Je ne me sens pas trop dépaysée pour le moment, mais demain, c’est Kyoto, une nouvelle ville qui nous attend, vers laquelle nous irons, pour continuer ce périple qui ne vient que de commencer.
PAR SARAH-KIM BOUDREAULT
Laissés libres, le temps que l’horloge n'entame un tour complet, nous avons pu nous promener dans une rue de Tokyo, où se trouvaient de nombreuses boutiques. Élise et moi avons trouvé très amusants les quelques articles d’un magasin, souvent très mignons ou encore très loufoques. Les peluches en forme de pointe de pizza côtoyaient les arachides. Une suce pour bébé, qui une fois à l’intérieur de la bouche, nous offrait une tout autre vue de cette bouche de gamin. Parfois elle avait l’allure d’un monstre, ou d’une bouche pulpeuse de jeune femme.
Au cours des quelques premières heures de notre périple en terre du pays du soleil levant, nous avons pu constater que les Japonais exhibaient quelques extravagance, tels que de petits objets accrochés aux téléphones, qui de différentes tailles et couleurs, attirent l’œil. Tout le monde en a au moins un, qui souvent prend la forme de petits toutous en forme d’ours.
Pour cette journée du 3 juin, la station Shinjuku a été notre point départ vers la découverte de cette ville immense, où il y a toujours des flots incessant de gens qui traversent les rues et des automobiles, toujours plus extravagantes les unes que les autres. Des taxis noirs, turquoise et jaunes s’imposent dans cet univers de carcasses métalliques.
Nous avons entrepris de découvrir cette ville remplie de monstres de béton, nous avons marché à travers différents artères de la ville, pour nous rendre compte que cette ville n’est pas si différente de celles que nous connaissons, à l’exception du fait que la plupart du temps, nous ne comprenons pas les indications; il est si rare de ne pas reconnaître les signes qui nous parlent dans une ville.
En fin d’après-midi, un petit café nous a accueillis, où nous sommes assis pour parler de tout et de rien. Cette scène m’a laissé croire que nous aurions pu être à Montréal, entre amis, pendant une belle journée ensoleillée.
Une deuxième journée passée dans ce pays, donc. Je ne me sens pas trop dépaysée pour le moment, mais demain, c’est Kyoto, une nouvelle ville qui nous attend, vers laquelle nous irons, pour continuer ce périple qui ne vient que de commencer.
PAR SARAH-KIM BOUDREAULT
Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil
Tokyo – 3 juin 2011 – 18h55
En arrière-scène du spectacle Koozà du Cirque du Soleil. Punching bag, costumes à moitié mis, poutre, habilleuses, altères, coiffeuse, éléments de décor accrochés, vélo stationnaire, tapis … l’ambiance est étrangement relax dans cette salle transformée en gymnase : des acrobates russes jouent au Black Diamond, des contorsionnistes chinoises s’étirent tout en pratiquant leur chorégraphie, des clowns français ou anglais taquinent les techniciens, une trapéziste s’exerce sur son vélo stationnaire, un mono cycliste répète son numéro et des funambules courent sur un fil de fer tout en sautant et en rigolant. Les divers artistes de cirque montrent une belle chimie de groupe et on voit qu’ils sont tous très heureux d’être là. Le spectacle commence avec un 10 minutes d’animation pendant lesquelles les tous pratiquent, s’échauffant au maximum.
Quelques poignées de mains amusantes sont échangées entre les artistes, puis l’animation se termine. Les acrobates qui pratiquaient leur numéro il y a quelques minutes dans cette sorte de gymnase sont maintenant sur scène en train de le performer devant public. Ils reviennent tous dans leur lieu de pratique quelques minutes plus tard pour se changer, s’étirer ou mettre de la glace sur les blessures. D’autres performeurs restent zen, ne participant qu’à la deuxième partie du spectacle, ou dorment en attendant que leur tour vienne un peu plus tard dans la première partie. Pendant ce temps, trois contorsionnistes dansent sur un disque tournant, alliant force et souplesse. On observe l’arrivée de nouveaux être musclés dans ce simili-gymnase: plusieurs acrobates russes et une femme. Un couple pratique des portées et les hommes forts et agiles tentent de réussir une pyramide difficile. Après quelque trois essais, ils réussissent et quelques minutes plus tard, c’est sur scène qu’ils la réussiront sans avoir droit à l’erreur. On entre, on sort, on change de costume ou on leur fait des retouches. Les entraîneurs sont présents. Tout doit être parfait. Le spectacle se termine. Tout le monde semble soulagé et prêt, à fêter. Ce fût une expérience mémorable de voir les coulisses du Cirque du Soleil, à l’autre bout du monde!
PAR LAURA PELLETIER
En arrière-scène du spectacle Koozà du Cirque du Soleil. Punching bag, costumes à moitié mis, poutre, habilleuses, altères, coiffeuse, éléments de décor accrochés, vélo stationnaire, tapis … l’ambiance est étrangement relax dans cette salle transformée en gymnase : des acrobates russes jouent au Black Diamond, des contorsionnistes chinoises s’étirent tout en pratiquant leur chorégraphie, des clowns français ou anglais taquinent les techniciens, une trapéziste s’exerce sur son vélo stationnaire, un mono cycliste répète son numéro et des funambules courent sur un fil de fer tout en sautant et en rigolant. Les divers artistes de cirque montrent une belle chimie de groupe et on voit qu’ils sont tous très heureux d’être là. Le spectacle commence avec un 10 minutes d’animation pendant lesquelles les tous pratiquent, s’échauffant au maximum.
Quelques poignées de mains amusantes sont échangées entre les artistes, puis l’animation se termine. Les acrobates qui pratiquaient leur numéro il y a quelques minutes dans cette sorte de gymnase sont maintenant sur scène en train de le performer devant public. Ils reviennent tous dans leur lieu de pratique quelques minutes plus tard pour se changer, s’étirer ou mettre de la glace sur les blessures. D’autres performeurs restent zen, ne participant qu’à la deuxième partie du spectacle, ou dorment en attendant que leur tour vienne un peu plus tard dans la première partie. Pendant ce temps, trois contorsionnistes dansent sur un disque tournant, alliant force et souplesse. On observe l’arrivée de nouveaux être musclés dans ce simili-gymnase: plusieurs acrobates russes et une femme. Un couple pratique des portées et les hommes forts et agiles tentent de réussir une pyramide difficile. Après quelque trois essais, ils réussissent et quelques minutes plus tard, c’est sur scène qu’ils la réussiront sans avoir droit à l’erreur. On entre, on sort, on change de costume ou on leur fait des retouches. Les entraîneurs sont présents. Tout doit être parfait. Le spectacle se termine. Tout le monde semble soulagé et prêt, à fêter. Ce fût une expérience mémorable de voir les coulisses du Cirque du Soleil, à l’autre bout du monde!
PAR LAURA PELLETIER
HELLO TOKYO!
Aujourd’hui, premier contact avec la ville de Tokyo. À la sortie de la gare de Shinjuku, je me plonge immédiatement dans la vague de Tokyoïtes encadrés de buildings venant presque effleurer le ciel couvert de smog de la ville. Les tours s’entassent à perte de vue; aucune trace de végétation n’est présente à travers cette masse bétonnée et vitrée. Je lève les yeux. Sur un écran géant se dandine sur un rythme chargé de tous les clichés musicaux la chanteuse pop de l’heure. Des néons et des publicités aux couleurs criardes viennent compléter le décor déstabilisant de cette grande ville.
Nous nous rendons directement dans le quartier de Harajuku, véritable paradis du bidule, du « cossin », de la « bébelle ». Les fameuses Harajuku girls, ces jeunes filles reconnues pour leurs vêtements excentriques et très colorés, se font rare à cette heure de l’après-midi en pleine semaine. J’ai tout de même eu l’occasion de croiser quelques énergumènes aux parures singulières et insolites lors de ma découverte du quartier. Sarah et moi faisons le tour des boutiques aux carrelages roses bonbon et aux murs tapissés de vêtements et de peluches kawaii. J’ai alors l’impression de me retrouver dans une véritable maison de poupée. Je m’attends presque à voir débarquer à tout moment une décapotable fushia de plastique pour me ramener à l’hôtel. À mon plus grand bonheur, je découvre une petite boutique vintage que Giulia m’avait indiquée. Devrais-je craquer…?
Durant la soirée, le groupe a la chance extraordinaire d’assister au spectacle Kooza, une production du Cirque du Soleil présentement en tournée à travers le Japon. Grâce aux contacts de Charlotte avec l’une des musiciennes, j’ai l’occasion, avec quatre de mes compagnons, d’assister aux préparatifs de la présentation dans l’arrière-scène. Ici, je me sens au plein cœur d’une véritable tour de Babel. Des acrobates russes se font une partie de baggamon à quelques minutes de la présentation. Deux Sud-Américains piquent un petit somme après leur numéro. Quelques clowns américains viennent se dandiner devant les yeux ébahis du jeune fils d’un acrobate chinois. Une chanteuse indienne fait des vocalises à quelques mètres d’une régisseuse de son québécoise. Pas le moindre signe de stress ou de nervosité dans tout le cirque. « C’est qu’on fait environ 400 représentations par année, c’est un travail quotidien pour nous », m’explique Stéphane, l’un des clowns. L’effet du décalage horaire se fait ressentir lors du spectacle. Les visages peinturlurés tourbillonnent frénétiquement sous mes yeux. Les plumes d’un costume viennent me chatouiller le visage alors qu’une danseuse passe près de moi. La musique crée des vibrations à l’intérieur de ma cage thoracique. Mon épuisement ne fait que rajouter à la sensation de perte de repères à l’intérieur de ce véritable brouhaha irréaliste qui m’enveloppe lors de cette soirée magique.
PAR ÉLISE PROVENCHER
Nous nous rendons directement dans le quartier de Harajuku, véritable paradis du bidule, du « cossin », de la « bébelle ». Les fameuses Harajuku girls, ces jeunes filles reconnues pour leurs vêtements excentriques et très colorés, se font rare à cette heure de l’après-midi en pleine semaine. J’ai tout de même eu l’occasion de croiser quelques énergumènes aux parures singulières et insolites lors de ma découverte du quartier. Sarah et moi faisons le tour des boutiques aux carrelages roses bonbon et aux murs tapissés de vêtements et de peluches kawaii. J’ai alors l’impression de me retrouver dans une véritable maison de poupée. Je m’attends presque à voir débarquer à tout moment une décapotable fushia de plastique pour me ramener à l’hôtel. À mon plus grand bonheur, je découvre une petite boutique vintage que Giulia m’avait indiquée. Devrais-je craquer…?
Durant la soirée, le groupe a la chance extraordinaire d’assister au spectacle Kooza, une production du Cirque du Soleil présentement en tournée à travers le Japon. Grâce aux contacts de Charlotte avec l’une des musiciennes, j’ai l’occasion, avec quatre de mes compagnons, d’assister aux préparatifs de la présentation dans l’arrière-scène. Ici, je me sens au plein cœur d’une véritable tour de Babel. Des acrobates russes se font une partie de baggamon à quelques minutes de la présentation. Deux Sud-Américains piquent un petit somme après leur numéro. Quelques clowns américains viennent se dandiner devant les yeux ébahis du jeune fils d’un acrobate chinois. Une chanteuse indienne fait des vocalises à quelques mètres d’une régisseuse de son québécoise. Pas le moindre signe de stress ou de nervosité dans tout le cirque. « C’est qu’on fait environ 400 représentations par année, c’est un travail quotidien pour nous », m’explique Stéphane, l’un des clowns. L’effet du décalage horaire se fait ressentir lors du spectacle. Les visages peinturlurés tourbillonnent frénétiquement sous mes yeux. Les plumes d’un costume viennent me chatouiller le visage alors qu’une danseuse passe près de moi. La musique crée des vibrations à l’intérieur de ma cage thoracique. Mon épuisement ne fait que rajouter à la sensation de perte de repères à l’intérieur de ce véritable brouhaha irréaliste qui m’enveloppe lors de cette soirée magique.
PAR ÉLISE PROVENCHER
Un Grand départ
Déjà fatigué, notre premier vol retardé, j’attends avec impatience de prendre l’avion pour la première fois. Après un bref tour d’un aéroport sans attrait pour nous, voyageurs impatients, nous pouvons finalement nous diriger vers notre avion. Un avion minuscule où seulement quelques passagers s’entassent. Nous quittons le sol, c’est l’impression d’être dans un manège qui me prend, aucun stress ne m’habite, je me sens bien, très calme, alors que certains semblent quelque peu inquiets. Un vol rapide s’en suit.
Nous voguons dans une mer de nuages. J’ai l’impression d’être dans un océan de coton, j’aimerais avoir la possibilité de pouvoir m’y coucher, de sauter d’un nuage à l’autre et de sentir la douceur de cette condensation écumeuse.
C’est seulement après une heure que nous entamons la descente. Nous voyons à travers ce voile de cumulus la ville de New York qui se rapproche. La banlieue et les champs viennent à la rencontre de notre regard.
Une fois de retour au sol, nous partons à la recherche, de notre prochain vol. Un labyrinthe s’étend devant nous. Où aller, dans quelle direction se trouve notre terminal? Finalement, nous avons dû prendre un petit wagon, pour pouvoir nous rendre au terminal, pour nous envoler vers notre destination finale. Une fois nos passeports vérifiés, il a fallu que nous attendions, ce qui nous a semblé des heures. Certains d’entre nous avons dormi, d’autres sont allés se promener, les ‘’clic’’ des photos se sont fait entendre à plusieurs reprises. Pour faire passer le temps plus rapidement, en petits groupes, nous avons trouvé des activités. Plusieurs cadavres exquis ont été créés, plus bizarres les uns des autres. Les coiffures superflues de Catherine ont aussi été très plaisantes! Nos éclats de rires ont résonné à plusieurs reprises à travers l’aéroport.
Finalement, nous avons pu nous diriger vers notre terminal, afin de rentrer dans ce monstre de métal, qui nous emmènerait dans les airs et nous permettrait de nous rendre à notre destination, pendant quatorze heures. Quatorze heures qui sont devenues de plus en plus pénibles alors que les heures semblaient passer tranquillement, sans se presser, alors que nous étions de plus en plus inconfortables. Après quelques heures de sommeil, l’écoute de plusieurs films, la tentative infructueuse de vouloir lire un livre, quelques pas dans l’allée de l’avion, nous avons finalement entamé une lente descente vers cette île qui supporte plusieurs millions d’habitants.
Notre aventure venait réellement de s’amorcer.
PAR SARAH-KIM BOUDREAULT
Nous voguons dans une mer de nuages. J’ai l’impression d’être dans un océan de coton, j’aimerais avoir la possibilité de pouvoir m’y coucher, de sauter d’un nuage à l’autre et de sentir la douceur de cette condensation écumeuse.
C’est seulement après une heure que nous entamons la descente. Nous voyons à travers ce voile de cumulus la ville de New York qui se rapproche. La banlieue et les champs viennent à la rencontre de notre regard.
Une fois de retour au sol, nous partons à la recherche, de notre prochain vol. Un labyrinthe s’étend devant nous. Où aller, dans quelle direction se trouve notre terminal? Finalement, nous avons dû prendre un petit wagon, pour pouvoir nous rendre au terminal, pour nous envoler vers notre destination finale. Une fois nos passeports vérifiés, il a fallu que nous attendions, ce qui nous a semblé des heures. Certains d’entre nous avons dormi, d’autres sont allés se promener, les ‘’clic’’ des photos se sont fait entendre à plusieurs reprises. Pour faire passer le temps plus rapidement, en petits groupes, nous avons trouvé des activités. Plusieurs cadavres exquis ont été créés, plus bizarres les uns des autres. Les coiffures superflues de Catherine ont aussi été très plaisantes! Nos éclats de rires ont résonné à plusieurs reprises à travers l’aéroport.
Finalement, nous avons pu nous diriger vers notre terminal, afin de rentrer dans ce monstre de métal, qui nous emmènerait dans les airs et nous permettrait de nous rendre à notre destination, pendant quatorze heures. Quatorze heures qui sont devenues de plus en plus pénibles alors que les heures semblaient passer tranquillement, sans se presser, alors que nous étions de plus en plus inconfortables. Après quelques heures de sommeil, l’écoute de plusieurs films, la tentative infructueuse de vouloir lire un livre, quelques pas dans l’allée de l’avion, nous avons finalement entamé une lente descente vers cette île qui supporte plusieurs millions d’habitants.
Notre aventure venait réellement de s’amorcer.
PAR SARAH-KIM BOUDREAULT
jeudi 2 juin 2011
Cadavre Exquis et Raffinement japonais
Montréal – New York – 1er juin
Après un rassemblement du groupe dans un aéroport vide ce matin, nous sommes montés à bord d’un tout petit (je n’irais pas jusqu’à dire minuscule…mais presque) avion dans lequel nous pouvions sentir presque chaque mouvement de l’appareil, dans un trajet digne d’un manège de fête forain. Nous étions tous très excités à l’idée d’enfin décoller et d’ainsi se rapprocher un peu de notre destination. Une fois atterris, nous avons fait un petit tour de train pour nous rendre à l’endroit voulu afin de prendre le deuxième avion, celui menant à Tokyo. Un expresso plus tard (et après que je sois restée figée devant le gelato au citron et aux pistaches…), nous avons consacré un bon moment à laisser passer le temps grâce à diverses absurdités, comme la composition de cadavres exquis et d’histoires sens dessus dessous. Ensuite est venu LE moment marquant de la journée : l’arrivée des hôtesses de l’air de l’avion que nous allions prendre. Ces impressionnantes Japonaises avaient un air discret et distingué avec leur chignon bien serré, leurs lèvres rouges ou rosées, leurs chaussures à talon haut, leur petit foulard de soie noué sur le côté et leur tailleur bien ajusté. Ensuite, les agents de bord masculins, qui avaient aussi fière allure, se sont dirigés vers l’entrée de l’avion. Présentement, il est 12h35 et nous entrerons dans une trentaine de minutes dans notre avion pour un trajet de quatorze heures consécutives. La journée n’est donc définitivement pas terminée et mon niveau d’excitation ne fait qu’augmenter d’heure en heure ! J’ai bien hâte de voir ce que me réserve la soirée.
New York – Tokyo – 2 juin
Atterrissage forcé
Nous sommes finalement arrivés, après plus de 24 heures d’attente et d’avion, à Tokyo! Ce fut une soirée assez calme passée à effectuer certaines formalités, découvrir nos chambres d’hôtel et prendre un bon souper, le tout sous une brise fraîche et une faible pluie de Tokyo. Demain, le voyage commence officiellement ! Petits détails cocasses : les Japonais sont très discrets, mais la musique dans leurs aéroports et stations de trains est assez agressante. En ce qui concerne les toilettes, disons qu’ils ont 10 ans d’avance sur nous, au point que les cabinets sont équipés+ un bouton pour faire jouer de la musique au moment de tirer la chasse d’eau! Et oui!
PS : Maman et Papa, je vous aime ! Mamie et Pompier : J’ai hâte de vous faire part des particularités japonaises ! Rico : Je t’aime, tout simplement, et si tu étais là, qui sait toutes les niaiseries que nous aurions dites durant les heures d’attente (Enricss)! Frede : Les hôtesses de l’air t’auraient vraiment impressionnée! Shandy : Allo petite!
PAR LAURA PELLETIER
Après un rassemblement du groupe dans un aéroport vide ce matin, nous sommes montés à bord d’un tout petit (je n’irais pas jusqu’à dire minuscule…mais presque) avion dans lequel nous pouvions sentir presque chaque mouvement de l’appareil, dans un trajet digne d’un manège de fête forain. Nous étions tous très excités à l’idée d’enfin décoller et d’ainsi se rapprocher un peu de notre destination. Une fois atterris, nous avons fait un petit tour de train pour nous rendre à l’endroit voulu afin de prendre le deuxième avion, celui menant à Tokyo. Un expresso plus tard (et après que je sois restée figée devant le gelato au citron et aux pistaches…), nous avons consacré un bon moment à laisser passer le temps grâce à diverses absurdités, comme la composition de cadavres exquis et d’histoires sens dessus dessous. Ensuite est venu LE moment marquant de la journée : l’arrivée des hôtesses de l’air de l’avion que nous allions prendre. Ces impressionnantes Japonaises avaient un air discret et distingué avec leur chignon bien serré, leurs lèvres rouges ou rosées, leurs chaussures à talon haut, leur petit foulard de soie noué sur le côté et leur tailleur bien ajusté. Ensuite, les agents de bord masculins, qui avaient aussi fière allure, se sont dirigés vers l’entrée de l’avion. Présentement, il est 12h35 et nous entrerons dans une trentaine de minutes dans notre avion pour un trajet de quatorze heures consécutives. La journée n’est donc définitivement pas terminée et mon niveau d’excitation ne fait qu’augmenter d’heure en heure ! J’ai bien hâte de voir ce que me réserve la soirée.
New York – Tokyo – 2 juin
Atterrissage forcé
Nous sommes finalement arrivés, après plus de 24 heures d’attente et d’avion, à Tokyo! Ce fut une soirée assez calme passée à effectuer certaines formalités, découvrir nos chambres d’hôtel et prendre un bon souper, le tout sous une brise fraîche et une faible pluie de Tokyo. Demain, le voyage commence officiellement ! Petits détails cocasses : les Japonais sont très discrets, mais la musique dans leurs aéroports et stations de trains est assez agressante. En ce qui concerne les toilettes, disons qu’ils ont 10 ans d’avance sur nous, au point que les cabinets sont équipés+ un bouton pour faire jouer de la musique au moment de tirer la chasse d’eau! Et oui!
PS : Maman et Papa, je vous aime ! Mamie et Pompier : J’ai hâte de vous faire part des particularités japonaises ! Rico : Je t’aime, tout simplement, et si tu étais là, qui sait toutes les niaiseries que nous aurions dites durant les heures d’attente (Enricss)! Frede : Les hôtesses de l’air t’auraient vraiment impressionnée! Shandy : Allo petite!
PAR LAURA PELLETIER
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